La sphère fiscale s’agace des décisions britanniques post-Brexit

Posted by on Oct 3, 2016 in Société |

L’été européen est déjà chaud, mais depuis l’annonce de la sortie prochaine du Royaume-Uni de l’Union européenne dans le cadre du Brexit, les températures risquent d’augmenter encore et encore. En effet, Londres compte jouer la carte de la fiscalité (pour plus d’information sur la défiscalisation) pour rassurer les investisseurs et sauver le Royaume du manque de clarté après l’officialisation du Brexit. Ainsi, George Osborne, le ministre des Finances, a annoncé qu’il y aura une baisse du taux de l’impôt sur les sociétés pour aller de 20 à 17% d’ici 2020 avec une possibilité d’atteindre le taux de 15% dans quelques années. Une telle annonce ne risque pas de passer inaperçue et elle a même bouleversé l’avis public européen qui s’est montré offensif envers Londres.

Un problème de manière inquiète l’Europe

(FILES) This file photo taken on June 13, 2016 shows Pro-Brexit depicting a Union flag mereged with the EU flag, fly from a fishing boat moored in Ramsgate, south-est England. Britain's referendum vote to leave the European Union has pitted parents against children, cities against rural areas, north against south and university graduates against those with fewer qualifications. "What the government is now faced with is not only the economic consequences of a break with the EU, but a fracturing of the United Kingdom," said Rodney Barker, emeritus professor of government at the London School of Economics. / AFP PHOTO / CHRIS J RATCLIFFE

Avec de telles mesures, le Royaume-Uni compte se placer parmi les paradis fiscaux européens. Avec un taux de 17%, il sera déjà loin de la France et de l’Allemagne qui soumettent leurs sociétés à des taxes respectivement de 33 et 30% et au même niveau de la Suisse avec son taux de 17,92%. Londres compte préserver ses capitaux et attirer de nouveaux investisseurs sur ses terres tout en sortant de l’Union européenne. Ceci dit que les États membres de cette union ont déclaré leur mécontentement de la situation. On peut déjà retenir quelques déclarations assez bien pimentées.

« On ne se sort pas d’une difficulté dans laquelle on s’est mis soit même en faisant des annonces de cette nature. Dans l’Union ou pas dans l’Union, chacun doit avoir un comportement amical » a déclaré Michel Sapin, le ministre français des Finances, lors d’une conférence de presse lundi dernier pour commenter ce projet britannique. Sapin a affirmé ensuite qu’il voyait mal ce projet comme « une bonne chose pour répondre à une difficulté de crédibilité ». De son coté, Emanuel Macron, le ministre français de l’Economie a incité Londres à une meilleure réaction parce qu’il ne s’attendait pas à une baisse de fiscalité, mais plutôt une clarification des conséquences du Brexit. Même avis pour Pascal Lamy, ancien directeur général de l’organisation mondiale du commerce, qui pense que le lancement d’une compétition fiscale n’est pas une meilleure issue pour entamer des négociations avec l’Union européenne.

La réaction des agences de notation financière

Illustration for Brexit and UK's EU referendum. United Kingdom and European Union with crack on the map of Europe.

Illustration for Brexit and UK’s EU referendum. United Kingdom and European Union with crack on the map of Europe.

La nouvelle disposition fiscale britannique inquiète la France et les autres pays voisins, mais son influence s’est ressentie également chez les économistes de Standard & Poor’s et Fitch Ratings, agences de notation financière, qui ont privé Londres de son triple A, synonyme de risque de manque de solvabilité à cause du Brexit. La première agence a même diminué la note de la dette britannique en déterminant une baisse du produit intérieur brut du Royaume-Uni de 1,2% en 2017 et de 1% en 2018 contre 0,8% pour les deux années dans la zone euro.

 

 

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Mali, la cour internationale inculpe un jihadiste pour destruction de monuments historiques.

Posted by on Mar 18, 2016 in Société | 0 comments

Un mausolée vieux de plusieurs centaines d’années est réduits à l’état de ruine, en 2012 les extrémistes islamistes s’en prennent au patrimoine malien, ils détruisent plus d’une douzaine de monuments et brûlent nombres de manuscrits anciens. Au même moment, ils imposent la charia dans le nord du pays. Ansar Dine, un groupe lié a Al Qaeda ou Maghreb islamique revendique ces destructions au nom de la lutte contre l’idolâtrie.

Aujourd’hui et pour la première fois, un homme peut être tenu responsable, il pourrait être poursuivi pour crime de guerre. Les procureurs de la cour pénale internationale accusent Ahmad Al Faqi, chef touareg présumé proche d’Al Qaeda d’avoir anéanti neuf mausolées soufis et une mosquée dans la vielle ville de Tombouctou.

Au quatorzième et quinzième siècle, la ville était un grand centre intellectuel de l’islam et une cité marchande prospère du Sahara, depuis 1988, elle est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Pour l’UNESCO, ce procès est une chance de lutter plus avant contre ces destructions du patrimoine ces fléaux. L’organisation espère que d’autres procès se tiendront à la CPI.

Les dommages de ce genre ne sont pas isolés, ils ont déjà touché l’Afghanistan, la Libye, l’Irak et plus récemment la Syrie cible du groupe état islamique. Au Mali, l’opération militaire dirigée par les Français a permis de chasser en parti les groupes extrémistes des régions du nord, l’ONU a de son côté restauré les quatorze édifices de Tombouctou, l’ONU qui s’est engagé a protéger les trésors culturels du monde entier.

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