162 boutiques fermées et plus de 791 salariés en CDI se sont retrouvés, du jour au long demain en chômage. C’est un mois maudit pour les entreprises du textile en France, après les problèmes que font face Tati et Vivarte (la halle, Naf Naf et André) c’est au tour de la société Mim qui depuis 26 avril dernier, l’enseigne est en liquidation judiciaire.

Seulement 71 sur 233 magasins ont été repris avec 287 sur 1078 salariés, par un actionnaire suisse et Etam. Alors que 791 salariés se sont réinscrit sur la liste des demandeurs d’emploi.

Idée de scop

C’est un projet de reprise en société coopérative ouvrière et participative (SCOP), l’idée d’une dizaine de salariés et deux dirigeants de l’entreprise qui ont voulu sauver l’enseigne lorsque Mim était en redressement judiciaire. Ce projet consiste à reprendre les magasins non rachetés par Etam et par Tally weijl, et de permettre à 550 salariés de garder leur emploi. Mais le temps, était trop court pour permettre aux deux dirigeants de prouver la viabilité de leur projet, ainsi de rechercher d’autres fournisseurs et surtout de trouver le financement de départ.

Un sondage à l’intérieur de l’entreprise sur le projet SCOP, a montré que 58 % des salariés étaient contre ce projet.

Des salariés laissés seuls au monde

À Liège, des salariés n’ayant pas reçu aucune information sur leur situation, de la part de la maison mère en France, se retrouvent dans le doute absolu. « On n’a pas de lettre de licenciement, il n’y a aucun document officiel, ne fut-ce que pour pouvoir prester un préavis ou pas. Ce n’est pas tellement les documents qui nous ennuient, c’est vraiment les infos. On n’a rien, on ne sait toujours pas si elles ont été reprises, s’il y a un curateur, puisqu’on sait que certains magasins en France ont été repris. On ne sait rien, c’est ça à la limite le pire » a expliqué une des vendeuses s’inquiétant de leur sort. Les vendeuses ont dû travailler depuis fin avril, dans un magasin fantôme dont les rayons presque totalement vide.

Qui est le prochain

Depuis le 4 mai dernier, les salariés de Tati ont eu un moment de soulagement à la décision du tribunal de commerce qui a mis l’enseigne en redressement judiciaire en désignant deux administrateur judiciaire, Laurent Le Guernevé qui seront chargés de trouver une solution pour essayer de sauver l’entreprise ainsi que les 1754 salariés. Ce qui leur a épargné la liquidation de l’enseigne. Le groupe Agora qui regroupe le trio : Fabio lucci, Tati et Giga store, a attiré plusieurs repreneurs, dont 7 propositions ont été considéré comme intéressantes, et qui seront examinés fin mai par le tribunal avec l’aide de l’administrateur judiciaire en charge de cette affaire.